30 novembre 2008
La Rochelle
Le Week-end prolongé du 11 Novembre, nous avons décidé Xuan et moi de le passer encore une fois dans une belle ville de France, destination choisie: La Rochelle. J'avais très envie de faire cette ville depuis longtemps, chose faite avec cette réservation pour 4 jours/3 nuits.
Nous sommes partis le samedi au matin, au départ de Montparnasse, dès 9 heures du matin, pour arriver à destination vers 12h, histoire de déjeuner tranquille en arrivant.
L'hotel Henri IV:
Situé à 10 mn à pied de la gare, entre celle-ci et la mairie, à proximité du centre-ville, l'hôtel est un 2 étoiles sans avoir le charme de l'ancien, pourtant nous pouvons voir que les chambres font parties d'anciens appartements retapés pour l'occasion en complexe hôtelier. L'accueil est vraiment sympathique, les chambres beaucoup moins. L'établissement est tout juste correct, le sol de la chambre est un peu incliné et le confort y est spartiate, le lit est présent uniquement pour dormir et non pour y passer du temps, la déco est rustique avec de vieux meubles en bois très 70's. La télé est une cathodique de 38 cm, juste de quoi regarder sans apprécier. La salle de bain, refaite est fonctionnelle.
Une fois nos affaires déposées à l'hôtel, une seule envie: manger! Nous n'avons que peu de temps, la brasserie en bas de l'hôtel fera l'affaire!
La brasserie Rescator est bondée mais nous ne faisons pas trop les difficiles, d'autant plus qu'elle accepte les chèques vacances! Xuan commande une pièce de bœuf et moi une fricassée de moules à la mode mamie Michèle, un délice mais qui devient vite lourd à la longue...
Bar Restaurant Le Rescator
3 RUE SAINT SAUVEUR
17000 La Rochelle
Nous finissons avec chacun une crêpe, Xuan en prend une au chocolat et moi, une au caramel au beurre, une tuerie! Bien repus après avoir englouti nos plats, nous en profitons pour aller à l'aquarium de la Rochelle, un rituel dans nos voyages lol
Celui-ci est un des plus grands de France et le coté ludique accompagne des espèces que nous ne connaissions pas encore. En effet, l'aquarium est assez grand et il y a même des requins sur 2 à 3 étages. Dehors, il pleut et il fait frisquet mais nous n'allons pas rester à l'aquarium. Nous sortons et profitons du port et de ses tours de guet. La Rochelle est une ville ancienne pleine d'histoire et possède un cachet indéniable, le port de plaisance est d'ailleurs assez sympa.
Nous en profitons pour faire un petit tour de la ville et passer sous les arcanes commerçante du centre-ville, c'est vraiment une ballade à faire au vu des nombreux commerces et de leur devanture si particulière. Le soir même nous passons par la rue où se trouvent tous les restaurants de la ville, la plupart sont bondés et nous n'arrivons pas à nous décider... Nous finissons dans une petite brasserie-bar sans âmes, je prends une soupe de poissons très basique et du confit de canard, le dessert est encore plus triste, une glace... Le résultat est très médiocre, Xuan prend une pizza au magret de canard, original mais somme toute très lourde!
Le bateau ivre
42 cours des dames
17000 La Rochelle
Nous sortons, explosés par la masse et peu satisfaits, on fera mieux demain car on a pisté 2-3 restos à faire, on s'y prendra un peu mieux demain pour en profiter pleinement d'un point de vue gastronomique. On part se coucher non sans avoir profité de la Rochelle by night, c'est beau la nuit mais quand il froid, c'est encore mieux dans un lit chaud.
Le lendemain, le planning est un peu plus orienté découverte de la ville, nous prenons un petit déj sympa dans une brasserie du port. Le menu du matin ne diffère pas selon les endroits, nous avons donc droit à 2 tartines de pain grillé avec beurre et confiture, en plus d'un croissant, d'un café et d'un jus d'orange, la qualité étant somme toute différente selon les établissements, mais cela reste de l'industriel, nous nous promenons du coté de la gare et du port, c'est plutôt sympa.
Pour déjeuner, rendez-vous dans un restaurant gastronomique Le Comptoir des voyages, nous nous lâchons: cocktail, vins, plat et dessert, pas de menu. Le plat de canard est un pur délice, l'établissement n'est pas au guide Michelin pour rien, le service est irréprochable et la table est classe.
Le dessert, un croustillant d'ananas est une pure tuerie, assurément un des meilleurs restaurants que nous ayons pu faire Xuan et moi.
Le comptoir des voyages
22, Rue St Jean du Pérot
17000 La Rochelle
L'après-midi, il fait un temps de chien, mais nous allons quand même nous promener sur les remparts de la ville de l'autre coté de la gare, nous marchons et profitons de la vue mais le temps est vraiment violent et mausade, nous nous abritons au Casino, là, je joue, je perds forcément, il y a du monde même en milieu d'après-midi mais c'est un passage obligé dans chaque ville que nous avons pu traverser... Nous ressortons, le temps est à peine plus clément, visiter une ville dans ces conditions est difficile mais il est vrai que la Rochelle en Automne ce n'est pas le meilleur choix.
En rentrant se joue le match de St Etienne contre Rennes, on se pose au bar, les verts perdent 0-3 à Geoffroy, je suis dégouté, j'aime bien Roussey mais là le problème tactique est palpable, Viviani est d'ailleurs laissé par sa défense mais surtout par ses sorties de l'année dernière, loin derrière.
On rentre se poser et se sécher vite fait, je ronge toujours mon désarroi.
Nous dinons dans un resto encore une fois pisté la veille à la bonne franquette, La côte de bœuf, il était complet hier, ce soir, il l'est un peu moins, l'accueil y est cependant... Exécrable, on se croirait dans une cantine, Xuan et moi prenons la formule plat + dessert. Heureusement, la gastronomie rattrape la joie de la serveuse, les plats sont vraiment raffinés et très bien mijotés, les brochettes de magret de canard un délice. Le dessert est un gâteau pâtissier honorable, digne d'une bonne boulangerie. Nous rentrons un peu fatigués en espérant que demain, il fera meilleur.
La côte de boeuf
31, rue Saint Jean du Pérot
17000 La Rochelle
La nuit fut agitée, le centre de la Rochelle est méga bruyant vers 2-3h du mat par de jeunes allumés sans doute alcoolisés mais totalement irrespectueux du repos des autres il semblerait, cela fait 2 nuits de suite, je pensais que c'était exceptionnel du fait du WE, là, je me dis que c'est régulier... Pour le calme, on repassera et éviterons le centre ville et le Henri IV. C'est dingue, toutes les nuits, il y eut des cris et des voix fortes, incroyable!
Le lendemain, nous voulons aller sur l'ile de Ré, nous allons à la gare SNCF pour un départ dans les 5 minutes, nous arrivons, pas moyen de mettre la main sur un quelconque train ou bus, c'est très mal indiqué, nous apprenons par la suite que des bus partent de ce point, ah bon... Merci de préciser pour les touristes, c'est pas évident, on a rien compris.
Nous prenons donc notre petit déjeuner rituel et traversons la ville vers la place Verdun où se trouvent tous les bus en partance de La Rochelle, nous trouvons enfin le bus pour l'ile de Ré qui part a midi et qui met près d'une heure pour y aller.
Nous attendons de le prendre, nous devons patienter une heure, mais nous sommes motivés Xuan et moi, nous repassons sous les arcanes, c'est vraiment un concept sympa et le commerces sont nombreux. Ça y est le bus est là, nous le prenons et payons selon l'endroit ou le chauffeur doit nous déposer... Nous choisissons l'arrêt La Flotte pour marcher jusqu'à Saint Martien de Ré qui semble plus actif. Nous prenons le pont de l'ile de Ré, assez long et plutôt impressionnant, le premier arrêt auquel nous avons failli nous arrêter, Sainte Marie de Ré, est vraiment "mort" comme endroit, y'a rien à y faire, ouf....
Arrivés à La Flotte, cet arrêt est à peine plus actif, nous descendons et décidons de manger, l'un des restos nous refuse, le service est fini... À 13h30?! Nous allons vers un autre resto qui nous propose une salle en intérieur dans un cadre à rafraichir sérieusement! Au bout de quelques secondes, on se lève et changeons de resto, on décide d'aller chez la femme du pirate qui est en étage, ils servent toujours et ont des moules!
La fiancée du Pirate
15 quai de Sénac
Ile de Ré
L'accueil est typique de la région et des restos précédents que nous avons pu faire, c'est-à-dire mauvais! Je prends un plat de moules, Xuan une pizza, les touristes parfaits, le resto ne paie pas de mine mais il s'avère très correct et bon marché, nous sortons satisfaits. En sortant il y a un petit port très sympa, nous y allons pour loger la côte et atteindre Saint Martin de Ré, nous prenons un réel bol d'air frais, c'est dépaysant, on sent que nous sommes sur une ile, nous profitons au maximum, le temps nous aide d'ailleurs à nous sentir bien, pas de pluie et quelques éclaircies sont de passage, certains passages sont des no man's land avec un parcours piéton assez boueux par moment, prévoir les chaussures adéquates que nous avons manqué de prendre malheureusement.
Nous arrivons enfin au centre d'activité de l'ile de Ré, beaucoup plus vivant et un peu bourgeois. C'est dans une ambiance assez "j'me la pète" que Xuan et moi reprenons le bus vers La Rochelle, fatigués d'avoir marché 5km avec certes un décor vraiment pittoresque mais avec un temps assez défavorable. Nous nous arrêtons sur la place des bus à remarcher vers l'hôtel, nous passons par l'hôtel de ville qui possède une identité forte.
Nous nous rendons vers un dernier resto dont la spécialité est les moules, d'où son nom la Moulinière. L'accueil y est encore une fois presqu'aussi glacial que la température extérieure, nous sommes assis très proches des autres table, même si l'ambiance est chaleureuse, entendre les conversations des autres me rappellent "le bambou" à Paris. Le plat est plutot bon, mais avec Xuan nous ne tardons pas trop, nous n'avons pas très faim et l'attente du resto a fini de nous empêcher de prendre un dessert. Nous remontons dans la chambre passer une nuit agitée encore une fois par les élucubrations des jeunes buveurs de 2h du matin.
La Moulinière
24 rue saint sauveur
17 000 La Rochelle
Le lendemain, nous préparons nos affaires, faisons le check out et cherchons un sandwich pour le train non sans avoir pris un petit café à la terrasse d'un café ou 3 étudiantes travaillaient sur un devoir, chacune avec leur ordinateur portable, ah, j'aurai kiffé en avoir un lorsque j'étais étudiant. Les générations changent me disais-je. Le soleil baigne la terrasse, c'est agréable.
Nous faisons un petit bilan de notre séjour avec Xuan, c'était vraiment sympa mais cela aurait pu l'être davantage avec un temps plus clément et des Verts vainqueurs de Rennes. C'est presque l'heure, nous cherchons un sandwich dans une boulangerie artisanale pour le gout, on en trouve une, les sandwich sont préparés, ils n'ont pas l'air si bons....
Nous prenons notre TGV, je m'étais trompé ils sont assez corrects, ne pas se fier à leur apparence, nous rentrons, retrouver une grisaille et morosité Parisienne, qui au final, ne nous a pas vraiment quitté durant ce voyage...
28 novembre 2008
Katy Perry - One of the boys
À la base, seuls le clip et le sujet de sa première chanson "I kissed a girl" m'avaient interpelés, le rythme y était, les effets d'addiction également, seule la voix un peu moins puissante me laissait perplexe. Je restais aussi sur une prestation live vraiment très faible dans Le grand journal ou le playback a rattrapé l'interprétation live de la belle.
Le visage si particulier de Katy avec ses
yeux énormes en amandes et mutins me disaient quelque chose, je me suis aperçu
par la suite que son compagnon n'est autre que le chanteur des Gym Class Heroes
avec lequel elle a figuré dans le clip "girlfriend".
Pour en revenir à l'album, j'avais un sérieux à priori sur la chanteuse, ces doutes se sont dissipés à l'écoute de son premier opus. En effet, je n'avais en tête qu'un coup commercial d'une fille de pasteur "dévergondée" qui voulait surfer sur la vague lesbos.
En ayant écouté le deuxième titre plein d'énergie et le clip méga décalé, je me suis dit, son premier titre qui m'avait accroché les oreilles ne pouvait pas être qu'un coup de chance. Je décidais alors d'acquérir l'album et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un timbre de voix bien plus nuancé, notamment dans le "I'm still breathing" qui me rappelle le "Flow" du groupe Transister, c'est d'ailleurs le titre mélancolique le plus émouvant de l'album et qu'il m'ait été donné d'écouter depuis longtemps, c'est simple, je passe ce titre en boucle tellement il m'hypnotise.
Bon, revenons à l'ordre des titres, la chanson "One of the boys" sonne un peu rétro et le refrain me fait penser à Jarvis Cocker de Pulp dans la chanson "Disco 2000". Les riffs sont bien maintenus et la voix puissante de Katy rappelle celle de certains groupes de la scène pop rock US. "I kissed a girl", on ne la présente plus, 1er au top 50 dans plusieurs pays du monde, elle n'en demeure pas moins incontournable et rapidement addictif aux oreilles les plus chastes avec un refrain et un couplet complémentaires.
"Waking up in Vegas" nous propose le ton le plus aigu de l'album, proche d'une Avril Lavigne, ce titre me rappelle les 80's. "Thinking of you" est une ballade qui fait très série TV dans le temps, la voix décroche un peu son identité pour se mettre au service du tempo imposé avec des vibes de rigueur.
"Mannequin" me rappelle Jennifer Paige avec des intonations plus variées et le tempo est absolument divin, c'est le titre le plus mature, j'adore!
"Ur so gay" réside sur un tempo languissant mais très efficace avec ce coté story teller qui fonctionne très bien.
"Hot'n cold" le titre de la révélation pour moi, une pseudo confirmation après les doutes et les réserves commerciales du premier titre, les barrières sont tombées et ma réticence aussi, un titre formidable, elle envoie!
"You can't afford me" elle joue de son image de fille un peu capricieuse, elle joue avec le rythme comme avec l'homme à qui elle parle, un délice.
"Lost", une chanson très aigu et mélancolique avec des cris de désespoir de compassion très efficaces, une très belle ballade de suppliques.
"Self inflicted", sa punition. En effet, on arrive à la fin de l'album et il faut qu'elle se fasse pardonner avec ce titre évocateur, il n'en est rien, on en redemande!
"Fingerprints" une fin en guise d'au revoir, en effet, elle a laissé son empreinte derrière elle, et ce titre nous le rappelle, très péchu comme tout l'album d'une manière générale.
Conclusion:
On
en arrive à un album très complémentaire et puissant tant par les ballades que
les titres plus enjoués, Katy Perry nous délivre un très beau album, réussi en
tous points et avec une voix pas assez mise en avant avec les singles sortis.
Mais la stratégie demeure et il faut vraiment s'intéresser à la globalité de
cette oeuvre et en apprécier les moindres détails.
Note globale: 9/10
27 novembre 2008
Pascal Brau - Que des galères
Pascal
Brau, je l'ai découvert aux Open du rire, il m'avait fait pleurer de rire le
con. Là, j'ai voulu assister à son
spectacle avec Mirabelle, Aniça et Marie-Ange. En effet, je ne les avais pas
vues depuis quelques temps déjà et elles me manquaient les filles.
RDV métro Pyrénées, au troquet du coin pour parler de nos aventures de boulot.
Marie nous a rejoint quelques minutes après, juste à temps pour le spectacle. Nous nous rendons devant le Comic'Hall, cette petite salle que nous connaissions pour y etre allé voir Paul Séré, la pièce est toute petite et les fauteuils plutôt bas et moyennement confortables, d'ailleurs, il faut aller chercher ses places à la providence à quelques mètres du Comic'hall.
Pascal Brau arrive enfin, sons accueil est plutôt réservé, il sort moins d'énergie que lors des Opens du rire, sans doute l'interaction avec le public était moins puissante, la salle est petite et peu rempli, cela n'aide pas... Il essaie tant bien que mal à "nous" réveiller. Moi, j'adhère totalement! Son humour et ses intonations me font rire, il y arrive presque à chaque fois, le public ce soir est un peu morne, il doit déployer tous les stratagèmes pour interpeler, mouvements sur scène, ton plus élevé, il essaie, je comprends que l'on puisse baisser les bras mais il tient, moi, il me tient, je suis fan!
Il reprend son thème de ce qui l'énerve: docteurs, emballage, rencontres, ... Presque tout y passe, les choses de tous les jours qui nous énervent, il les fait ressortir avec toute sa verve et sa dérision, de la critique sociale, de la disparité petite bourgeoisie/banlieue, il en fait un sketch décalé remplit de second degré mais tellement vrai.
L'évolution sociale est aussi critiquée à
travers les relations hommes-femmes non sans ironie, on s'identifie, les choses
qu'il raconte sont tellement vraies. Un artiste rempli d'énergie qui ne se
laisse (presque) pas dégonfler et à voir.
Note
globale: 8/10
22 novembre 2008
P!nk - Funhouse
Ah,
je l'attendais depuis quelque temps celui-ci, le dernier album de p!nk.
Ma foi, à la première écoute, pas de passion particulière, la belle avait-elle ratée son album pourtant si bien initié avec un "So what?" très punchy, fidèle à son style irrévérencieux et décalé, accompagné d'un clip qui l'est tout autant. J'ai donc réécouté l'album et mis en boucle, comme le bon vin, il s'est bonifié avec les différentes écoutes.
De là, quelques titres incontournables tels que "Funhouse", dans un ton très festif directif rappelant "Get the party started" avec un rythme très The Tings tings. Un "Please don't leave me" qui souligne un coté limite autobiographique de son oeuvre, tout comme un "I don't believe you" encore plus langoureux et mélancolique, sans doute le titre le plus puissant de l'ensemble! Mais P!nk est une combattante et son énergie est retrouvée dans un "Sober" des plus équilibré en dépit d'une rage vengeresse palpable.
P!nk nous démontre tout son talent par une palette artistique indéniable avec un "One foot wrong" que n'aurait pas renié le dernier James Bond avec un arrangement philamornique qui l'aurait transcendé face à un titre bien fade d'Alicia Keys. L'artiste attaque un coté plus folk avec "Bad influence", "Mean" sonne un brin 90's, "it's all your fault" me rapelle "cuz I can" de l'album précédent et déchire tout sur son passage, en cessant de s'apitoyer. Etrangement, elle ne me touche pas avec ses ballades "crystall ball" et "glitter in the air", mais on y croit comme le Ave Maria façon P!nk qui ne laisse pas de marbre et le "This is how it goes" plain d'énergie et d'optimisme situé à la fin de l'album qui nous fait dire qu'en dépit de ses tuiles "p!nk is not dead".
Conclusion:
Un
album qui est dans la lignée du précédent sans réelles innovations, mais
pouvait-on dépasser l'excellence et demander un risque qui aurait pu tout
gacher après un album R'nB, un autre trés Rock'n Roll et d'autres plus pop
voire poppy. Un album réussi par une artiste accompli avec sans doute son opus
le plus personnel, vas-y Alicia, livre-toi à nous, on t'aime comme ça, avec tes
faiblesses mais surtout tes forces qui doivent nous inspirer!
Note
globale: 8,5/10
17 novembre 2008
Les Open du Rire
En partenariat avec Rires et chansons. Les open du rire réunissent plusieurs artistes qui, tour à tour, délivrent 2 sketches à eux afin de les faire connaitre, avec 1 à 2 têtes d'affiche, en l'occurrence, lorsque j'y étais, Mouss Diouf mais surtout Anne Roumanoff.
Les invitations étaient gratuites mais Thomas et moi n'en avions pas, en même temps il fallait se douter que le public allait se ruer sur un tel événement. Il a donc fallu attendre qu'une âme généreuse nous offre ses invitations (merci à toi Cathy que je ne connais pas et qui est bien gentille!).
Une fois dans la salle, bien installés, Annabel, Khalid et moi (mes amis du boulot) avons pu profiter du spectacle.
L'entrée en matière fut une bonne entrée en bouche, l'artiste Cosson s'est pas mal démené pour nous captiver, mission accomplie, les rires furent honnêtes et généreux, l'humour est un humour old school digne des comédies de Jacques Weber.
La suite fut plus laborieuse, Mouss Diouf est apparu avec un discours plein d'actualité sur des élections et puis un autre assez dénué d'intérêt sur le football et l'antagonisme virilité et sport. Son humour est digne d'un Michel Leeb des années 80, ça vole pas haut pour des rires de gêne plus que d'amusement. Une déception ou confirmation pour certains...
Ensuite vint une artiste qui ne devrait pas faire de one woman show mais davantage une pièce, son humour est léger et ne tient pas sur un format court.
Vint ensuite Alin de Troie, avec un physique approprié pour l'humour, Alain a réveillé la salle endormi depuis 2 sketches (quoique mes voisins d'en face n'ont quasi-pas esquissé de sourires...). Avec son humour noir et décalé, il nous a tous emmené dans son univers de scouts à travers des péripéties plus loufoques les unes que les autres, son second sketch était moins fort sur l'implication politique poussée à son extrême, un artiste à redécouvrir pour un spectacle intégral.
Pascal Brau pris la relève et quelle relève! En dépit d'un physique spécial, il a su apporter une énergie indéniable et des textes percutants de bon sens et de dérision. Sa plume est géniale, ses critiques justes et méchantes avec toujours cette once d'excuse hypocrite qui fait qu'on s'attache à lui, j'en ai pleuré de rires, il est vraiment trop fort ce mec. Un artiste à découvrir absolument!
Jeff suivit Pascal avec un humour vanneur et acerbe, quel tueur celui-là, ceux du premier rang s'en souvienne encore! Quelle plume aussi, des pics qui tombent assénés avec une verve toute ironique, il a du tenir la scène avant Anne Roumanoff et quelle performance! Tellement énergique qu'il était en nage à la fin de sa performance. Un artiste à voir.
Le final fut assuré par Anna Roumanoff, je dois avouer que j'étais venu pour voir Elisabeth Buffet et lorsqu'ils n'ont pas annoncés son nom, j'ai été très déçu, d'autant plus qu'Anne Roumanoff, ce n'est pas ma tasse de thé! Et bien, je dois avouer que j'ai changé d'avis tellement j'ai ri à chaque flèches tirées par la Roumanoff. De petites phrases qui font mouche à chaque fois, une actualité scrutée à la loupe, des sketches tests pour une totale réussite, on en redemande.
Merci encore à ma collègue Annabel pour cette initiative, gratuite de surcroit.
16 novembre 2008
Pas nés sous la même étoile
Avec Alil Vardar, Farid Omri et Eric blanc
Pitch:
"Après avoir conquis + de 500000 spectateurs avec "LE CLAN DES DIVORCEES", Alil VARDAR revient avec la nouvelle comédie "PAS NES SOUS LA MÊME ETOILE".
Trois personnages complètement différents vont se croiser le temps d'un casting, FRED, la petite frappe, SAÏD, le fils d'ambassadeur et Mike, le comédien BLACK et vont apprendre à se connaître, à s'aimer et à se détester."
Mon avis:
C'est la deuxième comédie de l'auteur du clan des divorcés que je vais voir... Autant la première comédie ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, autant celle-ci se regarde avec amusement avec des acteurs de races différentes qui se confrontent, sans éviter les clichés bien entendu, mais sinon ce n'est plus très drole. On y retrouve Eric Blanc, Farid Omri et Alil Vardar, dont les destins pourtant si différents au départ vont se regrouper autour d'une meme passion, emmener trois profils si différents est un peu similaire à sa pièce précédente mais peut-etre est-ce parce que ce sont des hommes et non des femmes cette fois, que je suis rentré plus facilement dans la pièce. Toujours est-il que je me suis pris au jeu et que j'ai passé un agréable moment sans regarder ma montre...
D'ailleurs les scénettes y sont pour quelque chose, le format court étant plus que prisé de nos jours.
Note globale: 6,5/10
Tonnerre sous les Tropiques
Avec Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr., ...
Film allemand, américain.
Genre : Comédie, Guerre, Action
Durée : 1h 48min.
Pitch:
"Un casting d'enfer pour un voyage... au bout de l'enfer ! En tête d'affiche : Tugg Speedman, la star du film d'action, en chute libre depuis ses trois derniers navets. A ses côtés : Jeff Portnoy, spécialiste des comédies (très) bas de gamme, avide de prouver ses qualités de comédien ; Kirk Lazarus, acteur "Méthode" multi-recompensé et 100 % givré ; Chino, superstar pop et fan d'Al Pacino ; et Kevin Sandusky, le fringant petit jeune tout heureux de faire partie de la bande. Cinq egos surdimensionnés au service du "plus grand film de guerre de tous les temps". Sur le papier, ça se tient (ou presque), mais sur le tournage tout dérape : les caprices des stars et l'incapacité du réalisateur, Damien Cockburn, font grimper les frais à une allure vertigineuse, au point que le studio décide de tout arrêter... C'est alors que Damien a l'idée "géniale" d'entraîner sa petite troupe au cœur du Triangle d'Or pour une expérience de "cinéma-vérité" d'un genre inédit. Mortel..."
Mon avis:
J'étais vraiment réticent d'une nouvelle comédie de Ben Stiller après Une nuit au musée très décevante.
Cependant, lorsqu'il est à la réalisation, on arrive toujours à bien rire après Zoolander ou Disjoncté qui étaient, pour moins, réussis. Dans cette nouvelle réalisation, Ben Stiller s'entoure de comparses à fortes valeurs ajoutées comme Jack Black, un peu trop raisonnable, et un Robert Downey Jr absolument irrésistible en acteur Australien voulant rentrer dans la peau d'un Afro-Américain. Le scénario n'est pas énorme mais permet des délires sympas avec un Ben Stiller fidèle à ses réalisations précédentes et qui ne passe toujours pas la seconde, meme si les bandes-annonces fictives du début sont véritablement tordantes de rire (surtout L'Allée de Satan avec Robert Downey Jr). Les caméos sont nombreux et le plus gros d'entre eux est absolument génial, avec un de mes acteurs fétiches.
La comédie se regarde mais ne décolle pas assez pour véritablement bénéficier de statut de comédie de l'année.
Un film gentillet à voir aussi bien au cinéma que chez soi.
Note globale: 6/10
La fausse bande-annonce avec Tobey Maguire, vraiment hilarante!
James Bond - Quantum of Solace
Réalisé par Marc Forster
Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric, ...
Film britannique, américain.
Genre : Action, Espionnage
Durée : 1h 47min.
Pitch:
"Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes
et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation..."
Mon avis:
Le nouvel opus de l'agent double zéro commence tambour battant, une course poursuite magistrale en voiture dans les rues Italiennes, s'en suit un générique dont la publicité pour une marque de boisson gazeuse a repris l'esprit. Pour moi, les génériques de James Bond sont toujours mémorables, et même si celui-ci n'est pas mauvais, il n'égale pas les ouvertures de Goldeneye ou encore de Die another day (ah, James barbue torturé dans une prison Coréenne!).
Revenons à Quantum of solace, outre le titre peu évocateur, on retrouve un Daniel Craig toujours aussi convaincant, certes moins drôle, mais nous voyons son évolution depuis l'épisode précédent, il est devenu plus rude et expéditif, une vraie évolution toujours en branle pour le sacro-saint James qui dépoussière avec maestria les classiques de ses ainés.
L'action est rondement menée même si l'intrigue reste un peu en deça de la forme. Matthieu Amalric a vraiment une gueule mais n'a pas le charisme de Mads Michaelsen qui jouait le chiffre. Olga Kurylenko est une James Bond crédible mais reste une James bond girl dans sa quintessence, et James ne profite même pas de ses charmes (une rareté).
Bref, un 007 très correct qui reste toutefois en dessous d'un Casino royale, plus classe, avec des dialogues plus percutants, un scénario plus fin et des acteurs aux petits oignons!
Note globale: 7/10
Mesrine, l'instinct de mort
Réalisé par Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, ...
Film français, canadien, italien.
Genre : Policier, Biopic
Durée : 1h 53min.
Pitch:
"Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine."
Mon avis:
Faire une biopic sur un personnage tel que Mesrine était plutôt casse-gueule, en effet déifier un personnage tel que l'ennemi public numéro 1 des années 60-70 est un acte militant dans une conjoncture sociale toujours plus protectionniste et Étatique.
Après avoir trouvé l'acteur qui allait incarner au mieux ce rebelle brisé par la guerre d'Algérie en la personne de Vincent Cassel, très correct voire un peu trop glamour en un Mesrine édulcoré au vu du pédigrée de l'individu. Il a fallu trouver voire conserver un réalisateur à la hauteur du mythe et pouvant décliner une palette probable et la plus fidèle à ce virtuose du braquage et de l'évasion qui aimait ce coté esbroufe au point d'en faire son allié et un atout devant les médias, médias qui l'ont construit et magnifié contre leur volonté au fil des ans.
La réalisation de jean-françois Richet est très Américanisé, après un stage sur le central 13 avec Ethan Hawke, grand bien lui a fait, on baigne presque dans une ambiance 24 heures chrono à certains moments. Les acteurs sont vraiment bons, Cassel est détestable mais aussi charmeur, De France est méconnaissable, Lellouche est toujours impec, Depardieu, grand seigneur laisse la place aux plus jeunes. L'ambiance des 60's est par ailleurs très bien rendue et on attend avec curiosité l'épilogue de ce destin dont l'intro nous a laissé deviner l'issue (pour les gens ne connaissant pas les aventures de ce Scarface à la Française).
Bref, on en apprend plus sur le mythe, avec un parti pris de le faire ressortir en victime du système, dommage, car meme si le personnage devait etre forcément nuancé du fait de son intelligence et de son culot irrévérencieux très poussé, le récit est mi-figue mi-raisin.
Note globale: 6,5/10




































































































